Bienvenue à Histoires de la Côte

L’Acadie, lieu quasi-mythique sans frontières géographiques pour la contenir, répand sur la grève ses histoires au gré des marées montantes et descendantes. Celles que nous voulons vous faire découvrir dans ce balado sont plus que des légendes. Elles sont toutes basées sur des faits historiques réels et tirées du recueil de l’auteur J. Antonin Friolet intitulé Caraquet, Village au Soleil, publié en 1978 puis ré-édité et augmenté en 1980, sous le titre Voici Caraquet.

Découvrez-les par les voix de nos comédiennes et comédiens, agrémentées de captivantes mises en contexte fournies par nos historiens et, à la fin de chaque histoire, enrichies par des invités spéciaux qui viennent compléter ces récits incroyables, bien que réels.

Nous désirons remercier Mme Marie-Gabrielle Durand-Foxonet-Friolet, épouse de feu J. Antonin Friolet, de nous avoir accordé le droit d’utiliser ces récits. Nous remercions également Aline Landry, agente de patrimoine à la Ville de Caraquet, pour sa précieuse collaboration.

Nous voulons souligner que les terres mentionnées dans ces histoires et sur lesquelles nous nous trouvons aujourd’hui font partie du territoire ancestral non-cédé de la nation Mi’kmaq.

Épisodes

« Le poêle avait avalé la réserve de bois ainsi que le fauteuil berçant de la mère et tout article qui pouvait l’alimenter. La provision de nourriture aussi était épuisée, exception faite de quelques légumes gelés que l’on ne put faire cuire faute de bois de chauffage. Et l’eau potable que l’on gardait dans un seau suspendu par un clou au mur était congelée en une coquille dure. »

Écoutez le premier épisode

Invitée : Manon Morais

Manon Morais est la petite-fille d’Anna, cette enfant qui a miraculeusement survécu à la tempête dans l’histoire La dame des neiges. Manon a passé beaucoup de temps avec sa grand-mère pendant sa jeunesse. Elle nous parle d’Anna, de la résilience dont celle-ci a fait preuve pour élever seule ses 8 enfants après la mort de son mari et de la passion d’Anna pour la cuisine, en particulier la pâtisserie, une passion qu’elle a transmise à sa petite-fille.


En supplément : Poème de Cindy Morais-Harvey

Cindy Morais-Harvey nous offre un poème dédié à son arrière-grand-mère Anna, l’enfant qui a miraculeusement survécu lors de la tempête de notre histoire. Ce poème est inspiré de celui qu’elle avait composé pour les funérailles d’Anna, le 19 septembre 1996.

Poète et artiste en art visuel, Cindy a publié le recueil Zizanie aux Éditions Perce-Neige en 1999, ainsi que plusieurs textes dans diverses revues et anthologies. Elle habite au bord de la mer à Bas-Caraquet : c’est un retour au Nouveau-Brunswick après avoir voyagé 15 ans en soutien à la carrière militaire de son mari. Cindy travaille présentement à plusieurs projets d’écriture.

Écoutez le supplément



Lectrice : Florence Brunet | Historien : Bernard Thériault | Invitée : Manon Morais (petite-fille d’Anna) | Poème : Cindy Morais-Harvey (arrière-petite-fille d’Anna) | Prise de son pour la voix de Florence Brunet : Jonathan Sonier | Prise de son, voix de Ghislain Basque et Allain Roy : Dennis Morton

« Il parcourut de son doigt la lame du couteau qu’Angèle avait aiguisé pour lui, mais le croassement de la corneille le fit sursauter et il s’infligea une légère coupure au doigt. Maudite corneille, cria-t-il, tout en enfonçant le couteau dans un billot. Il doit y avoir une meilleure solution pensa-t-il, et, sur ce, il sortit de la grange et tourna instinctivement la tête vers le chemin qu’avait pris Xavier. »

Écoutez le deuxième épisode

Invité : Jean-Eudes Vienneau

Né en 1927, Jean-Eudes Vienneau a grandi et vécu sur l’Île de Caraquet jusqu’à l’âge de 12-13 ans, au mitan du siècle dernier. Il y est d’ailleurs retourné seul à l’hiver 2018, à l’âge de 91 ans, à pied sur les glaces de la Baie de Caraquet, pour revoir l’endroit. Il nous parle de son enfance et de la vie sur cette île avec sa famille, qui a été la dernière à y habiter jusqu’au début des années 40.


En supplément

Nous sommes allés rencontrer M. Vienneau afin qu’il nous parle de la vie sur l’Île de Caraquet au milieu du 20e siècle. À notre arrivée, ce jeune monsieur de 94 ans revenait tout juste d’entrer son bois de chauffage pour la journée.

Ce qui devait être à l’origine un entretien d’une quinzaine de minutes s’est bientôt transformé en une passionnante suite de récits qui a duré plus d’une heure et demie, récits tellement captivants en fait qu’à un moment donné, on a rallumé notre enregistreuse afin de capter pour vous les histoires de ce vieux loup de mer, qui a vécu de la pêche pendant 57 années. Nous vous présentons ici deux de ses récits, celui de La pêche et un autre qui nous a plutôt étonné quand il nous a dit : « J’ai vu le tunnel ». C’est là qu’on a rallumé notre enregistreuse.

Écoutez le supplément



Un procès pour meurtre est toujours très complexe et celui du meurtre de l’île de Caraquet serait sûrement différent aujourd’hui en tenant compte du droit à l’accès à la justice dans les deux langues officielles pour tous les citoyens canadiens. Mais voici aussi pour les férus d’histoire, quelques éléments qui ne figurent pas dans la version romancée de M. Friolet et qui sont tirés du livre des historiens Clarence LeBreton et Fidèle Thériault : “À la découverte de l’Île de Caraquet”, paru en 2017 aux Éditions La Grande Marée.

Écoutez le supplément



Lecteur : Ludger Beaulieu | Historien : Clarence LeBreton | Invité : Jean-Eudes Vienneau (ancien habitant de l’Île de Caraquet) | Prise de son pour la voix de Ludger Beaulieu : Jonathan Sonier | Prise de son, voix de Ghislain Basque et Allain Roy : Dennis Morton

« Marie-Estelle n’avait pas l’esprit à pratiquer les leçons de piano comme le lui avait recommandé Sœur Cecilia pendant la saison des vacances. Son esprit était ailleurs, à St-Andrews au sud du Nouveau-Brunswick, avec un jeune médecin qu’elle avait rencontré l’été précédent. »

Écoutez le troisième épisode

Invités : Jean-Philippe Raîche et Bernard Riordon

En guise d’hommage à la famille Rive aujourd’hui disparue, nous vous offrons, à la suite de l’histoire, deux poèmes du fils aîné de Philip Rive, Harry Martin Rive.

The old Fisherman (Le vieux pêcheur), et The Return of the Fleet (Le retour de la flotte), sont tirés d’un recueil intitulé Simple Songs of Simple Things, où le poète nous présente des scènes de la vie quotidienne le long de nos côtes, pendant la première moitié du 20e siècle.

Les poèmes sont lus par Bernard Riordon en anglais. Ils ont été traduits et interprétés par Jean-Philippe Raîche en français.



Lectrice : Diane Losier | Historien : Clarence LeBreton | Invités : Bernard Riordon (lecteur des poèmes de Harry Rive en anglais) et Jean-Philippe Raîche (traducteur et lecteur des poèmes de Harry Rive en français) | Prise de son pour la voix de Jean-Philippe Raîche : Louis-Philippe Chiasson | Pianiste : Pierre-André Doucet (Nocturne Opus 9 No 2 et Polonaise militaire de Chopin) | Prise de son piano : Xavier Richard | Prise de son, voix de Ghislain Basque et Allain Roy : Dennis Morton

« Cyranus revit Toukkita quelques jours plus tard. Il s’approcha d’elle et, sans lui parler, échangea une médaille sainte contre un collier de coquillages. Leur amour grandissait de jour en jour, mais la timidité inhérente à leur jeunesse – ils avaient à peine douze ans – les empêchait de se dévoiler leurs sentiments. »

Toukkita et Cyranus est une adaptation du texte Les Fleurs Sauvages de J. Antonin Friolet.

Écoutez le quatrième épisode

Invité : George Paul

George Paul est un passeur culturel et un aîné de la communauté Metepenagiag à Red Bank au Nouveau-Brunswick. Il est une voix importante dans les provinces Maritimes pour les questions qui touchent les Autochtones et très sollicité par les universités, les écoles et les agences gouvernementales pour sa collaboration.


En supplément

Voici, en version originale anglaise, l’entretien que nous accordé Georges Paul, passeur culturel et aîné de la communauté Metepenagiag à Red Bank au Nouveau-Brunswick. Il nous trace un portrait historique des relations entre blancs et Premières Nations d’hier à aujourd’hui au Canada atlantique.

Écoutez le supplément


À venir en supplément

Auteur-compositeur-interprète, lauréat d’un prix des « East Coast Music Award » en 2001 avec son groupe Red Ochre Band, George Paul fait revivre la musique traditionnelle mi’kmaq. Il a composé Honor Song, une chanson qui met à l’honneur et célèbre les racines et les traditions de son peuple.

Il nous raconte en mi’kmaq d’où lui est venue, au début des années 80, l’inspiration qui l’a mené à la création de cette chanson, un hymne à la culture et à l’héritage mi’kmaq. La version anglaise qui suit a été traduite en français et est lue par Jean-Philippe Raîche.



Lecteur : Raphaël Butler | Historien : Bernard Thériault | Invité : George Paul (passeur culturel et aîné de la communauté Metepanagiag à Red Bank au Nouveau-Brunswick) | Conseillère sur le contenu : Monique Léger | Transcription des textes pour la traduction : Colette Gallant-McLauchlan | Traduction et voix de George Paul en français : Jean-Philippe Raîche | Prise de son pour la voix de Jean-Philippe Raîche : Jean-François Mallet | Prise de son, voix de Ghislain Basque et Allain Roy : Dennis Morton

Invités et collaborateurs

Supports visuels